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Que faire à Adrar

Dans le Touat, l’eau circule sous terre depuis des siècles et fait vivre une chaîne d’oasis et de ksour en terre rouge.

Adrar est la ville-centre du Touat, une longue vallée d’oasis du Sahara occidental où l’eau n’arrive pas par le ciel mais par les foggaras, galeries souterraines creusées à la main qui drainent la nappe et alimentent les jardins par gravité. Ce système, vieux de plusieurs siècles, explique tout le paysage : la ligne verte des palmeraies au milieu du reg, les ksour de terre rouge qui les dominent, la culture en étages sous les dattiers.

On vient à Adrar pour ce patrimoine discret, loin des circuits habituels : l’oasis de Bouda et sa palmeraie irriguée, le ksar Ouled Aïssa au sud de la ville, les vestiges de Tamentit, ancienne étape caravanière. La ville elle-même, avec sa grande place et ses façades ocre, est un lieu de passage entre le nord, Béchar et la piste vers le Mali. Un guide local change tout : il ouvre les jardins, explique les foggaras et connaît les familles.

Adrar est l’un des endroits les plus chauds du pays en été, avec des journées bien au-dessus de quarante degrés de juin à septembre : ce n’est pas une saison de visite. Venez d’octobre à avril, quand les matinées sont fraîches et les après-midi tièdes ; la récolte des dattes, en octobre, anime les palmeraies. L’aéroport d’Adrar est desservi depuis Alger ; par la route, comptez une très longue journée depuis Béchar ou Ghardaïa.

En bref
  • Quand venir : d’octobre à avril ; la récolte des dattes en octobre.
  • Comment y aller : vol intérieur Alger-Adrar ; par la route, très longue étape depuis Béchar ou Ghardaïa.
  • Combien de jours : deux jours pour Bouda, Ouled Aïssa et Tamentit ; plus si l’on continue vers la Saoura.
  • À ne pas manquer : l’oasis de Bouda et ses foggaras, le ksar Ouled Aïssa.

2 lieux à Adrar

Questions de voyageurs sur Adrar

Qu’est-ce qu’une foggara et où en voir une ?

Une foggara est une galerie souterraine, creusée à la main sur des kilomètres, qui capte l’eau de la nappe en amont et l’amène par simple pente jusqu’aux jardins, où elle est répartie entre les familles par des peignes de partage. On en voit en fonctionnement dans l’oasis de Bouda, à une quarantaine de kilomètres d’Adrar ; demandez un guide, les canaux sont fragiles.

Peut-on visiter les ksour librement ?

L’accès est libre et gratuit, mais deux précautions s’imposent. Les ksour comme Ouled Aïssa sont en partie habités : demandez avant d’entrer dans une cour et ne photographiez pas les personnes sans leur accord. Ils sont aussi en partie en ruine : n’entrez pas sous les toitures fragiles. Un guide local règle les deux questions et raconte l’histoire du village.

Comment se déplacer entre les oasis ?

Il n’y a pas de transport touristique organisé : on se déplace en taxi depuis la gare routière d’Adrar, en négociant l’aller, l’attente et le retour, ou avec un chauffeur-guide à la journée. Les distances sont courtes pour Ouled Aïssa, plus longues pour Bouda. Emportez de l’eau, il n’y a aucun commerce dans les palmeraies, et évitez de rouler de nuit.

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